Mouvements de la capoeira

Movimentos da capoeira

Écrit par : Alexandre Ricard

La ginga, mouvement alternatif des bras et des pieds, est à la base de la capoeira. C’est à partir d’elle que se construisent et se finissent les mouvements de danse, en plus de donner le momentum au joueur. Pour simplifier cet art, il existe 4 groupes de mouvements de base.

  • Mouvements de feinte et d’esquive.
  • Mouvements d’attaque.
  • Mouvement rasteira (au sol).
  • Mouvements chorégraphiques

 

  1. Pour les mouvements de feinte et d’esquive :
  • A: La Cocorinha, qui permet de sortir de la trajectoire d’une attaque en descendant le centre de gravité lorsque le capoeiriste est en position de la chaise.
  • B: L’esquiva na ginga, une rotation vers le bas sur la pointe des pieds lors de la position de fente avant.
  • : L’esquiva na ginga invertida est la même position, mais la rotation se fait vers l’extérieur.
  • : Descolamento unilateral est un pas chassé vers la gauche, puis vers la droite.
  • : Descolamento bilateral est un mouvement identique à une feinte en transférant le poids d’une jambe à l’autre.
  • : Pendulo est un balancement latéral du poids depuis la position de la chaise.
  • Mouvements d’attaque.

 

  • : Meia lua de frente consiste à former un demi-cercle au dessus de la tête avec la jambe. Le mouvement ce fait de l’extérieur vers l’intérieur.
  • : Queixada est le même mouvement que A, mais de l’intérieur vers l’extérieur.
  • : Armada est une attaque circulaire de l’intérieur vers l’extérieur en faisant un demi-tour sur place, puis la jambe passe de fléchie à tendue.
  • : Rabo de arraia. De la position fente avant, décaler la jambe avant et poser les deux mains au sol. La jambe avant est fléchie, la jambe arrière est tendue. Regarder entre les jambes, puis revenez à la position initiale.

A-B-C-D-

 

2. Mouvement rasteira (au sol).

A- Negativa na ginga- rolê. Mouvement utilisé pour assimiler un mouvement au sol pour esquiver différentes attaques. Cette technique permet de se retrouver en position quadrupédique.

B- Negativa avancada-rolê. Cette technique est utilisé au sol et prend appui sur les deux mains

C- Troca de negativa. Ce mouvement permet d’effectuer une transition au sol en changeant d’appui.

D- Finta lateral-negativa-rolê. Cette technique est utilisée pour occuper l’espace au sol.

3Mouvements chorégraphiques.

A- Aù est ce qu’on pourrait appeler la roue latéral de la capoeira.

B- Bananeira consiste à se positionner sur nos mains et y rester le plus longtemps possible.

C- Bananeira de angola consiste à se positionner avec trois points de contact au sol.

D- Queda de rins. Le but de cette technique est de se garder en équilibre sur une épaule.

Pelourinho

Pelourinho

Écrit par : Olivier Hardy

Une petite recherche s’impose. Inscrivez « Salvador — Bahia » sur Google. Outre les photos de plages blanches et de mer azur, vous y trouverez de somptueuses photos de vieux édifices coloniaux et de plusieurs petites églises aux couleurs vives ou pastel. De magnifiques photos de cartes postales. Ces images ne représentent qu’un tout petit quartier de la ville de Salvador, le Pelourinho. Aujourd’hui envahi par les touristes, ce quartier historique fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1985. Ce quartier, situé dans la haute-ville, perché sur un escarpement de 85 m, fait découvrir de riches édifices ornés d’or et de rubis qui cachent une réalité bien moins resplendissante. Si le quartier présente autant d’attraits aujourd’hui, c’est parce que dès la construction de Salvador en 1549, des esclaves africains étaient importés en grand nombre au Brésil afin de participer à la construction de cette colonie portugaise. Le Pelourinho eut la « chance » d’accueillir le premier marché d’esclaves du nouveau continent. Ces esclaves étaient surtout vendus pour travailler sur les plantations de canne à sucre dans les terres de Bahia. La demande d’esclave était si grande que leur nombre a déjà atteint près la moitié de la population de Salvador. Il reste aujourd’hui dans le nom du quartier du Pelourinho un souvenir cuisant de cette histoire peu reluisante. La traduction française du mot portugais pelourinho signifie « pilori » : poteau sur lequel les esclaves étaient attachés, exposés devant la population et punis par flagellation. Triste réalité, le Brésil fut le dernier pays d’Amérique à abolir l’esclavage en 1888. Malheureusement, la sombre histoire du quartier ne s’arrête pas avec cette loi. Celui-ci est abandonné jusqu’au moment ou l’UNESCO s’y intéresse, un siècle plus tard. Dès 1991, le quartier est restauré grâce à l’aide financière de cet organisme. Afin d’attirer les touristes et de rendre le quartier plus sécuritaire, une autre injustice a lieu. Ceux qui habitent ce quartier pauvre et délabré sont déportés vers des favélas déjà surpeuplées. On y cache les problèmes pour rendre l’endroit plus aseptisé. Enfin, c’est en s’informant qu’on peut voir ce qui n’apparait pas sur les cartes postales.

Groupe de théâtre Olodum

BANDO DE TEATRO OLODUM

Écrit par : Juliette Ouimet

Olodum est une organisation culturelle non gouvernementale afro- brésilienne, de la communauté noire de Salvador. Fondée lors du carnaval de Salvador en 1979, ce groupe d’habitant du quartier Pelourinho avait pour but de participer au Carnaval de Salvador en tant que « bloc » organisé. Il œuvre principalement dans la musique et la danse, mais aussi à travers des pièces de théâtre. Un groupe d’acteurs noirs de l’organisation créera en 1990 Bando de Teatro Olodum. Le groupe fait résidence au Teatro Vila Velha, et dans chacun de leur spectacle, que ce soit Songe d’une nuit d’été ou leur plus récent A Bença, on retrouve la volonté d’établir une trajectoire performative dans laquelle on questionne les enjeux et l’esthétique dans leur société actuelle brésilienne. Olodum n’est pas que musique, danse et théâtre, c’est aussi un mouvement socioculturel. Ils ont une institution à but non lucratif où ils enseignent les percussions, la danse afro-brésilienne, l’informatique et le chant aux enfants défavorisés. La plupart d’entre eux finissent par intégrer le groupe Olodum ou bien deviennent percussionnistes ou chanteurs professionnels. Ils réalisent également des conférences autour de la discrimination raciale et de l’estime de sois des noirs au sein de la société brésilienne.

Pour ma part, j’aurais aimé voir un de leur spectacle ou assister à un de leurs ateliers pour apercevoir non seulement l’intégration, mais la nécessité des autres médiums artistiques dans leur forme spectaculaire. La danse et la musique ne sont pas là pour compléter, ils font partie intégrante de la trame narrative et de leur théâtre en général. À moi les percussions dans une prochaine création !

«Áfricas», spectacle mit en scène pour les festivités du 25e anniversaire du Bando de Teatro Olodum en 2015. Photo par João Milet.

L’honneur de la déesse Iemanja

FESTA DE IEMANJA

Écrit par : Laura Côté-Bilodeau

Festa de Iemanja est depuis près d’un siècle la fête officielle en l’honneur de la déesse Iemanja, aussi connue sous le nom de Yemoja ou Ymoja. Cette célébration populaire a lieu le 2 février, à Salvador de Bahia, sur la plage du Rio Vermelho. On y retrouve de la danse sur le rythme des percussions, des chants africains et des offrandes à la mer.

Dans la mythologie africaine (yoruba), Yemoja représente la déesse mère, protectrice des femmes, surtout celles qui sont enceintes ainsi que des enfants. Elle est considérée comme la mère de tous les saints. Certaines histoires africaines racontent qu’elle est à la source de toute vie, en comptant tous les orishas.

Dans la culture afro-brésilienne, en plus d’être la mère des orishas, elle est aussi la déesse du monde aquatique. Elle est représentée comme une sirène ou comme une créature fantastique émergeant de l’eau. Elle devient donc aussi protectrice des pêcheurs.

Vers la fin du 19e siècle, afin de convertir les esclaves noirs en chrétiens, le clergé portugais se mit à associer les divinités orishas aux saints catholiques. C’est à partir de cela que Iemanja fut associée à la Sainte Vierge.

J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de similitudes entre l’histoire du Québec et celle du Brésil. Les croyances africaines des Orishas ressemblent un peu au système de pensée des autochtones du Québec. De plus, La colonisation fait par les Portugais, ainsi que l’assimilation du peuple africain ont de réels résonances avec la colonisation faite par les Français en terre nord-américaine.

Le commencement de nos histoires se ressemblent, mais nos chemins se sont largement différenciés au fil des années. Ici, au Québec, depuis les années 60, la religion catholique a perdu son emprise sur le pouvoir. La chute de l’Église s’est faite de manière assez considérable pour qu’à présent la majorité des Québécois ne vouent peu ou pas d’importance à la religion. Contrairement au Brésil où la religion catholique reste très présente dans la vie des Brésiliens.

Par ailleurs, au Québec, nous avons très peu ou aucun contact avec les Premières Nations. Ils habitent reclus dans des réserves principalement au Nord du Québec. Tandis qu’à Salvador de Bahia, par exemple, 80% de la population est d’origine africaine. Tous les habitants cohabitent ensemble. On parle de culture afro-brésilienne. L’influence africaine est importante sur les croyances et sur la vie de tous. Par exemple, en ce qui concerne les Orishas. Même si la majorité des Brésiliens sont chrétiens ou catholiques, ils connaissent l’existence de ces divinités et en font des célébrations. Cela fait partie de leur culture.

À mon sens, le Québec devrait prendre exemple sur ces valeurs et respecter davantage ses origines.

Orishas du Candomblé

Orixás do Candomblé

Écrit par : Judith Chartier

Candomblé

Orixás do Candomblé se traduit par Orishas du Candomblé et désigne les divinités du culte Afro-Brésiliens. Cette religion tient ses origines de l’Afrique de l’Ouest et fut amené au Brésil durant le colonialisme. Issu de diverses influences spirituelles, notamment Yoruba et Bantou, le candomblé était pratiqué à l’époque par les esclaves noirs pour lutter contre la répression du gouvernement colonial blanc. Sa pratique fut longtemps interdite et les fidèles l’effectuaient en secret. Assujetti au catholicisme, les adeptes du Candomblé attribuèrent aux Saints une de leurs divinités pour ainsi continuer à pratiquer leur culte et rendre hommage à leurs origines africaines.

Aujourd’hui le candomblé se pratique ouvertement à Salvador de Bahia et ailleurs au Brésil. Même s’il n’est plus interdit, les adeptes ont conservé la tradition d’attribuer à chaque Saint un Orisha.

Les rituels se tiennent en langue Yoruba dans des terreios ou des casa de santo. Ceux-ci se déroulent en trois étapes : l’appel des divinités, la danse des divinités et les tambourinaires. Dirigé par un pai do santo ou une mãe do santo, les adeptes chantent et danses et certains entrent en transe. L’esprit d’un Orisha prend possession de leur corps et ils revêtent le costume de ce dernier. Chaque terreios possède sa propre philosophie et lorsqu’il sera prêt, le fidèle pourra choisir auquel il désire être initié.

Os Orixás

Les fidèles croient que chaque être humain est protégé par son Orisha respectif depuis sa naissance jusqu’à sa mort. La pai ou la mãe do santo peut aider une personne à entrer en contact avec son Orisha grâce à un rituel divinatoire appelé jugo dos búzios (jeu des coquillages). Chaque Orisha est associé à un élément et possède ses offrandes traditionnelles. Il existe plus d’une centaine de ces divinités.

Parmi ceux-ci, on retrouve Iemanjá, la déesse de la mer et de la fertilité. On lui remet en offrande du parfum, des peignes et des miroirs. Oxúm est la déesse des eaux douces, de la beauté et de l’amour. Elle préfère les boucles d’oreilles, les colliers, le champagne et le miel. Ogùn est l’Orisha de la guerre et du travail. Les éléments qui lui sont associés sont les métaux, les minéraux, la montagne et les instruments de labourage. Finalement, Eshu est le dieu central du candomblé. Il fut associé au diable catholique, mais ne représente ni le mal ni le bien. Eshu est bon parleur et communicateur. Il est en chaque chose et en chacun.

 

 Bibliographie :

° Diniz Gaudé,I.[s.d]. Le candomblé : des cultes et rituels africains au Brésil,   Terra Nossa. Récupéré le 20 mai 2017 de : https://www.voyage-bresil-nordeste.com/culture/traditions/le-candomble.html

° St Louis, R. Chandler, G. et Clark, G. (2014) Brésil. Lonely planet. (p.440-441)

° Bergman, S. (2015) Sunny Side Of Spirit. (ep. 03) Récupéré le 20 mai 2017 de: https://www.voyage-bresil-nordeste.com/culture/traditions/le-candomble.html

 

 

 

 

Présentation du spectacle de théâtre de rue Capture d’écran  au quartier Plataforma

Activités d’échange entre les étudiants en jeu de l’École de théâtre de l’UFBA et de l’UQAM

Atelier de théâtre rituel avec la Cie d’arts scéniques Aldeia

Atelier de samba de roda à l’école de la FUNCEB

Atelier de percussion à l’École Pracatum

Atelier de frevo à l’école de la FUNCEB

Atelier de danse afro-brésilienne avec les membres du Balé Jovem

Visite au centre historique du quartier Pelourinho

Visite au Musée d’art afro-brésilien