Orishas du Candomblé

Orixás do Candomblé

Écrit par : Judith Chartier

Candomblé

Orixás do Candomblé se traduit par Orishas du Candomblé et désigne les divinités du culte Afro-Brésiliens. Cette religion tient ses origines de l’Afrique de l’Ouest et fut amené au Brésil durant le colonialisme. Issu de diverses influences spirituelles, notamment Yoruba et Bantou, le candomblé était pratiqué à l’époque par les esclaves noirs pour lutter contre la répression du gouvernement colonial blanc. Sa pratique fut longtemps interdite et les fidèles l’effectuaient en secret. Assujetti au catholicisme, les adeptes du Candomblé attribuèrent aux Saints une de leurs divinités pour ainsi continuer à pratiquer leur culte et rendre hommage à leurs origines africaines.

Aujourd’hui le candomblé se pratique ouvertement à Salvador de Bahia et ailleurs au Brésil. Même s’il n’est plus interdit, les adeptes ont conservé la tradition d’attribuer à chaque Saint un Orisha.

Les rituels se tiennent en langue Yoruba dans des terreios ou des casa de santo. Ceux-ci se déroulent en trois étapes : l’appel des divinités, la danse des divinités et les tambourinaires. Dirigé par un pai do santo ou une mãe do santo, les adeptes chantent et danses et certains entrent en transe. L’esprit d’un Orisha prend possession de leur corps et ils revêtent le costume de ce dernier. Chaque terreios possède sa propre philosophie et lorsqu’il sera prêt, le fidèle pourra choisir auquel il désire être initié.

Os Orixás

Les fidèles croient que chaque être humain est protégé par son Orisha respectif depuis sa naissance jusqu’à sa mort. La pai ou la mãe do santo peut aider une personne à entrer en contact avec son Orisha grâce à un rituel divinatoire appelé jugo dos búzios (jeu des coquillages). Chaque Orisha est associé à un élément et possède ses offrandes traditionnelles. Il existe plus d’une centaine de ces divinités.

Parmi ceux-ci, on retrouve Iemanjá, la déesse de la mer et de la fertilité. On lui remet en offrande du parfum, des peignes et des miroirs. Oxúm est la déesse des eaux douces, de la beauté et de l’amour. Elle préfère les boucles d’oreilles, les colliers, le champagne et le miel. Ogùn est l’Orisha de la guerre et du travail. Les éléments qui lui sont associés sont les métaux, les minéraux, la montagne et les instruments de labourage. Finalement, Eshu est le dieu central du candomblé. Il fut associé au diable catholique, mais ne représente ni le mal ni le bien. Eshu est bon parleur et communicateur. Il est en chaque chose et en chacun.

 

 Bibliographie :

° Diniz Gaudé,I.[s.d]. Le candomblé : des cultes et rituels africains au Brésil,   Terra Nossa. Récupéré le 20 mai 2017 de : https://www.voyage-bresil-nordeste.com/culture/traditions/le-candomble.html

° St Louis, R. Chandler, G. et Clark, G. (2014) Brésil. Lonely planet. (p.440-441)

° Bergman, S. (2015) Sunny Side Of Spirit. (ep. 03) Récupéré le 20 mai 2017 de: https://www.voyage-bresil-nordeste.com/culture/traditions/le-candomble.html

 

 

 

 

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